En premier lieu, un bref rappel pour ceux qui se demandent ce que sont les « DRM » : il s’agit simplement d’une solution technique destinée à restreindre ou empêcher la copie depuis un support (ex. : DVD) ou d’un fichier (MP3, votre collection d’e-books de science-fiction 🙂 ).

En théorie le but des DRM est de protéger les droits d’auteurs. En pratique, elles s’avèrent être la plus belle escroquerie informatique de ces dix dernières années.

Pourquoi ? Parce qu’elles ne protègent absolument rien. Il existe mille et une façons de les contourner. Au pire, vous pouvez toujours photographier les pages de votre liseuse et les passer dans un logiciel de reconnaissance de caractères… Cela vous fait rire ? Sachez qu’une bonne partie des livres « piratés » sont issus de scans des versions papier ! Un vrai travail de fourmi, pourtant il y aura toujours quelqu’un pour le réaliser… Et ça vaut aussi pour la vidéo et la musique. Il existe une foule d’astuces pour copier les contenus sous DRM.

En fait c’est très simple : si un contenu peut être lu, alors il peut être copié, toutes les DRM du monde n’y changeront rien.

Le résultat ? Si vous êtes un citoyen lambda et que vous avez le malheur d’acheter un contenu sous DRM, vous aurez payé pour un produit au mieux volontairement bridé ou au pire difficilement utilisable.

Reste la grande question : Mais pourquoi les éditeurs paient-ils (très cher) pour un système qui leur fait perdre des lecteurs et ne protège pas les auteurs ?

Parce que, comme le rappelle si bien dans Thierry Goodkind dans sa saga fantasy « L’épée de vérité », les gens croient à deux sortes de mensonges : ceux qui les arrangent et ceux qui leur font peur…

Et justement dans notre cas, les deux ingrédients sont bien là : les éditeurs ne veulent pas entendre parler de livres numériques, car ils n’aiment pas ce support dont le contrôle leur échappe (notamment car il facilite grandement l’autoédition et la diffusion de contenus libres de droits) et ils ont peur du piratage (ce qui est ridicule, car pour être largement piraté il faut d’abord avoir du succès). La boucle est bouclée : cela arrange les éditeurs de limiter au maximum l’usage du numérique et la menace du piratage les conforte dans leurs idées reçues…

Le tout pour le plus grand profit d’un acteur majeur de l’informatique, dont je tairai le nom ici.

En bref, ne vous faites pas avoir : achetez des contenus sans DRM !